Les trois plus jeunes présidents de l’histoire d’Haïti

Ancien leader étudiant et plus jeune homme politique candidat à la présidentielle, Gabriel Boric, 35 ans, du Frente Amplio de gauche, est le nouveau président du Chili. Avec un large avantage depuis le début de l'ouverture des scrutins, Boric a remporté près de 56 % des voix, soit 10 points de plus que son adversaire, l'extrême-droite José Antônio Kast. Il arrive au Palais de la Moneda avec pour mission de stabiliser l'économie dans un scénario d'inflation galopante, de restructurer le système de sécurité sociale presque en faillite et de lutter contre les inégalités sociales, amplifiées par la pandémie de covid-19.

L’élection de Boric, plus jeune président de l’histoire du Chili et l’un des plus jeunes chefs d’Etat dans le monde actuellement, coïncide avec le développement en Haïti d’une tendance réclamant une plus grande implication des jeunes dans la politique du pays. Certains vont plus loin en demandant au jeune économiste Etzer Emile, 36 ans, de se porter candidat aux prochaines elections présidentielles. Une demande, bien sûr, qui ne fait pas l’unanimité compte tenu du manque d’expérience du présentateur de « Education Economique ».


A travers le monde, ils sont nombreux ceux qui ont accédé au pouvoir dans la trentaine ou moins. Sebastian Kurz, Sanna Marin, Oleksiy Honcharuk, Kim Jong-un et Matteo Ciacci sont quelques exemples de ces « âmes bien nées ».

Détournant nos regards du monde, nous nous sommes penchés sur l’histoire d’Haïti afin d’en identifier les plus jeunes chefs d’Etat à prendre les rênes du pays. Nous avons retenu trois noms : Alexandre Pétion, Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier.

1- Alexandre Pétion

Alexandre Anne Sabès naquit le 2 avril 1770 à Port-au-Prince d'un père français et d'une mère mulâtre. Il s'installe à Paris pour étudier dans une école militaire.

Il s’unit aux troupes de Toussaint Louverture en 1791 e prit part à la rebellion qui expulsa les espagnols et les britanniques d’Haïti en 1798.

Un an plus tard, il soutient le général André Rigaud dans la guerre civile contre Toussaint Louverture, mais ils furent vaincus et il fuit en France. En 1802, il revient avec le corps expéditionnaire français que Napoléon envoie à la conquête de l'île.

Lorsque les Français sont expulsés par Jean Jacques Dessalines, Pétion se met au service de l’armée révolutionnaire.

Il rejoint plus tard Henri Cristophe dans une conspiration contre Dessalines qui aboutit à l’assassinat de Dessalines. La constitution qu’il rédigea en 1806 conférait peu de pouvoir à Christophe