Homosexualité, entre répression et haine

Le samedi 24 juillet 2021, comme permis par la loi française, une église protestante située à Montpellier, en France, a béni le mariage de deux (2) pasteures homosexuelles, Émeline Daudé et Agnès Kauffmann.

En France, depuis 2004, l’Eglise Protestante Unie de France, principale branche du protestantisme dans le pays ne perçoit plus l’homosexualité comme un péché ni comme une maladie. En outre, depuis mai 2015, les pasteurs peuvent bénir les mariages de couples homosexuels.

Cet évènement marque une étape importante dans la longue lutte en vue du mariage pour tous.


Si dans de nombreux pays les homosexuels ont pu acquérir le droit de se marier en toute liberté, dans d’autres l’homosexualité est considérée comme une maladie et est violemment combattue.

Pire encore, il existe des pays où l’homosexualité est vue comme un crime. Les personnes homosexuelles peuvent être condamnée à la peine capitale ou la prison à perpetuité. Par exemple en 2016, un jeune homme gay agé de 19 ans a été pendu en Iran. En 2018, en Malaisie, deux femmes agées de 22 et de 32 reconnues coupables d’homosexualité avaient été condamnées par un tribunal à être fouetées.

Certains pays n’ont pas une légistation répressive à l’égard des personnes homosexuelles, cependant, les actes homophobes y sont fréquents.

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C’est le cas d’Haïti où un jeune homosexuel a été tué en décembre 2018 à Pèlerin 2 et les fiançailles d’un couple homosexuel perturbées en 2013 par une foule en colère voulant mettre le feu dans la résidence où se déroulait la cérémonie après avoir brisé ses vitres et cassé les parebrises de nombreuses voitures. L’incident a été dénoncé par Charlot Jeudy, de l’organisation Kouraj, avant que celui-ci ne trouve la mort dans des circonstances inexpliquées.

L’Afrique du Sud, un cas particulier

En Afrique du Sud, les lesbiennes sont violées pour être gué ries. En effet, les hommes contraignent les lesbiennes à avoir avec eux des relations sexuelles. Ce phénomène baptisé «viol correctif» aura pour effet, disent-ils, de permettre à ces femmes d’être guéries et d’être remises sur le droit chemin.

C’est le cas d’une adolescente de 13 ans violée sur le chemin de l’école après avoir révendiqué son homosexualité.

Le cas le plus tragique est celui de Noxolo Nogwaza, une lesbienne de 24 ans. Le cadavre de cette militante pour le droit des personnes homosexuelles a été découvert le 24 avril 2011 après avoir eu une altercation verbale avec un groupe d’hommes dans un bar ayant fait des avances à sa petite amie.

Ces faits se d